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Oui, absolument…

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Oui, absolument, merci de vous soucier. Vous êtes bien aimable. Mais peu m’en chaut, en fait. Vous vous en fouteriez complètement, que ça serait pareil.

Ici

J’y reviens. A ces mots jetés au sort.
J’y retourne. A ces billets d’humeurs, et aux phrases dérisoires.
Je boufferai la terre et la cendre, comme autant de mets exquis.
Je boirai vos odeurs, mesdames, et vous n’apprendrez rien sur moi.
La plus sûre façon de me connaître est encore de lire sur ma peau et mes lèvres.
Et d’y sentir la douceur de l’enfance, les incendies futurs.
Non, vous n’apprendrez rien sur moi.
Car chaque fois que j’ai offert a simple glance of it, le souvenir m’est revenu par trop sali.
Je vous aime toutes, et aucune à la fois.
Et vous n’apprendrez rien sur moi.

Etalon-or

Encore aujourd’hui, il m’était impossible d’expliquer et de comprendre pourquoi cet amour était l’unique et le seul, pourquoi cette jeune femme, son corps et ses sourires m’avaient ensorcelé à jamais. Notre courte passion, le temps d’une gestation, féconda mon cœur immédiatement ; et jamais, depuis, n’ais-je vraiment aimé de nouveau. J’y vois ma sortie de l’enfance adolescente : ma vie d’homme commence comme une cigarette amoureuse.

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But never doubt

Crochet /
Les dieux me disent
Que l’Apocalypse ne sera pas joyeuse.
Il fallait s’y attendre.
Moi j’ai goûté aux crocodiles, et eux à moi.
J’ai perçu toute ma vie cette violence latente, moins concrète et réelle qu’un ennemi à la guerre, mais plus sournoise et plus grande aussi.

S’il n’y a pas d’ennemi, tout le monde est un ennemi.
Je devrais, par sagesse, apaiser ces jeunesses et ces saines errances, aider Pan et la fille.
Mais je ne le ferai pas.
Car personne ne l’a fait pour moi.
Car j’ai erré longtemps, et qu’on ne m’a pas sauvé.
L’opulence, l’excès de choix : personne ne peut les vaincre.
Je me rêvais Gauguin, arpentant, sous le vent, des îles et des pucelles.
Maintenant, le cœur n’y est plus.
J’ai perdu ma bataille.
Pantin sur un plateau, je me livre au spectacle.

(c)

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Living Divani

Panthéon sans scandale et armature des faibles. Car moi j’étais né pauvre, sans impression (hasardeuse) d’être un pion parmi d’autres. Je voulais me vautrer dans ces larges canapés, design italien, d’un gris foncé très sûr. Je voulais tant de choses. Mais surtout toi, je te voulais toi…

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Archipelaggio 18:09

1809

Sans doute, oui sans doute. J’aimerais vous y voir. Rester raisonnable et serein. Oui, j’aimerais vous y voir. Facile d’être au loin, de se gausser, to mock, de croire sans honte et sans doute que l’on ferait mieux soi-même et que l’autre, là, son frère, en difficulté devant soi, on le trouve un peu méprisable. Facile, vous conviendrez. Cliché. Et moi, cher —–, je vous écoute: je reste là et j’entends les sons, les mots. Je ne suis pas entièrement avec vous, mais je vous prête mon oreille. N’est-ce pas déjà un don raisonnable de soi, une belle preuve (de quoi, aucune idée, mais une belle preuve tout de même). La belle journée chez vous camarade.

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La place de l’animal

claire michaudArt. Antithèse du chaos.
Rien n’est accident.
Rien ne sort de rien.
Et l’Homme de prendre la place de l’animal.

Photo courtoisie de Claire Michaud, travail avec Gérard Vidal

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Homme sans tête, sans qualités

Et sans félicité, (merci à vous)

ni goût du ridicule,
            elle oublia       un temps

            l’ambition des tempêtes.

 

Elle frémissait souvent
            aux sons         stridents
            des armes

et ses yeux
et ses larmes

            la rendaient               périssable.

 

Elle a vu         les démons,
en a aimé certains.


Elle est morte un matin
sans même savoir

                        pourquoi.

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Matin frémissant des clairières

fewwords

Et comme le matin était frais, que mon corps voulait palper la rosée avant de retourner dans les draps /
Et comme il suffisait d’écouter le silence ou plutôt chaque son qui venait le troubler /
Et comme, enfin, dans mon dos, le souffle régulier m’était un doux confort /
     j’ai dessiné des songes plus forts que vos polices
     et construit, de mes mains, des idées moins factices.

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Ineffabilis

doctrine
Qui t’a demandé pardon ?
La femme esseulée,
L’homme un peu veule,
L’enfant aux yeux trop clairs ?

L’étonnement demeure.
L’effroi de même.
Quitte à demander pardon,
Autant qu’il soit sincère.

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